Réserve de la Grand'mare - Fédération des chasseurs de l'Eure

Réserve de la Grand’mare

Réserve de la Grand’Mare

  • Image de la Grand'Mare - Extérieur de la Mare
  • Propriétaire

    Depuis 1956, Office Français de la Biodiversité (OFB), établissement public

  • Gestionnaire

    Depuis 1998, Fédération départementale des chasseurs de l’Eure (FDCE), association loi 1901

  • Surface

    145 ha, dont 46 ha d’étang

  • Statut

    Réserve de chasse et de faune sauvage.

Le marais Vernier est l’une des tourbières les plus vastes de France métropolitaine. La Grand’Mare constitue la clef de voûte de son système hydraulique. Situé sur l’axe de migration ouest paléarctique et à proximité de l’estuaire de la Seine, l’étang constitue un reposoir important pour les oiseaux d’eau en migration comme en hivernage (septembre à avril).

La roselière, les prairies et le boisement tourbeux qui le bordent, contribuent également à la richesse du site, accueillant de nombreuses espèces animales et végétales à forte valeur patrimoniale.

Le Conseil supérieur de la chasse, devenu OFB depuis, a acquis ce site en réaction au développement du drainage dans le marais Vernier à la sortie de la 2ème guerre mondiale, période où l’on cherchait à gagner des terres agricoles (plan Marshall). La Grand’Mare a été classée en réserve de chasse et de faune sauvage dès 1958 dans l’objectif de préserver les milieux humides et les oiseaux migrateurs associés. Ceci implique que la chasse y est interdite, mais aussi que le respect de la tranquillité est une priorité.

Dans les années 80, des mortalités anormales de poissons sont observées.

Les nymphéas disparaissent et les oiseaux plongeurs arrêtent progressivement de fréquenter le site.

Durant les années 90, le diagnostic est posé. Une des causes principales de ce phénomène est due à la remontée des alluvions de la Seine. En 2001, des ouvrages hydrauliques adaptés sont rénovés, bloquant le passage de ces sédiments vers la Grand’Mare mais permettant à l’eau issue de la cuvette du marais Vernier de s’évacuer vers la Seine. Dès ces travaux terminés, la réhabilitation du site a pu être lancée.

Porté par le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande, le curage de l’étang de la Grand’Mare a débuté en 2001 et s’est achevé en 2013, soit plus de 10 ans après. Au total, plus de 250 000 m3 de vase ont été extraits et épandus sur des terres agricoles.

En 2014, L’étang a gagné 1 mètre de profondeur, soit un rajeunissement théorique de 100 ans. L’évolution de l’étang fait l’objet de suivis qui permettront de mesurer les effets du curage. Deux ans après le dernier coup de godet, on peut affirmer que cette cure de jouvence a pu déjà bénéficier aux poissons, plus variés, et aux canards plongeurs (fuligules), de retour en hiver.

Quelle gestion sur le site?

Des objectifs de gestion ont été fixés pour chacun de ces habitats.

La profondeur de l’étang ayant été restaurée, l’objectif principal consiste à rechercher des niveaux d’eau adaptés aux besoins des oiseaux et à la conservation du milieu, en concertation avec l’ensemble des acteurs du marais.

La roselière a fortement régressé sur la Grand’Mare, au profit des ligneux. Le pâturage par les chevaux est la principale action mise en place pour lutter contre cette fermeture du milieu.

Les roselières de la Grand’Mare abritent de nombreuses espèces remarquables, comme la grande douve, le phragmite des joncs ou la gorge-bleue à miroir.

En complément des interventions mécaniques, le pâturage par les chevaux new forest facilite l’entretien des prairies, dans l’objectif de les maintenir ouvertes.

Rustique et peu exigeant, le new forest est parfaitement adapté à la Grand’Mare.

La réserve a aussi vocation à accueillir des études scientifiques sur la faune sauvage et ses habitats.

Image de la Grand'Mare - Dans la Mare