
LE MOT DU PRESIDENT
ÊTRE TOUJOURS À VOTRE ÉCOUTE
Chaque année, notre Assemblée Générale réunit 900 personnes au Cadran pour notre matinée de travail et près de 600 personnes pour le déjeuner d’après assemblée.
Tout d’abord permettez-moi de vous remercier pour votre fidélité à ce rendez-vous annuel. C’est souvent important de se sentir soutenu par une Assemblée Générale solidaire et notre millésime 2009 n’a pas dérogé à la règle.
Dans la grande majorité des actions que nous avons engagées, nous avons discuté avec des chasseurs et des présidents de chasse coopératifs, volontaires et passionnés qui ont toujours une oreille attentive pour mettre en application une mesure de gestion. Mieux encore, vous en êtes très souvent les instigateurs et notre travail de gestion émane souvent d’une démarche locale.
Bien sûr, il arrive parfois qu’au milieu de ces gens motivés se glisse une brebis un peu égarée, réfractaire à toutes formes de gestion mais qui comprend vite les enjeux quand ils lui sont correctement expliqués.
Notre rôle à la Fédération de la chasse est de servir avec conviction et passion les intérêts de la chasse et des chasseurs et soyez assurés que nous nous y employons avec cœur.
Je souhaite que les chasseurs eurois soient fiers de leur Fédération et qu’ils éprouvent et constatent le peu de contraintes pour chasser dans notre département.
En effet, nous disposons d’une vignette fédérale à 55 euros parmi les moins chères de France. Nous n’avons pas de taxe à l’hectare ou de bracelets pour la gestion du sanglier. Nous avons des prix de bracelets cerf ou chevreuil tout à fait raisonnables et beaucoup moins chers que nos voisins directs.
Nous essayons donc toujours de compliquer le moins possible la vie de nos chasseurs.
Lorsque certains se plaignent auprès de nos services je les invite toujours à aller voir chez nos voisins directs les obligations qui sont imposées aux chasseurs.
Cette liberté a un prix, et il nous faut en permanence rester vigilants pour que les populations de grands animaux soient gérées avec sérieux car à force de jouer aux apprentis sorciers, voilà qu’un plan national sanglier nous arrive tout droit de Paris !
Jean-Louis BORLOO, ministre de l’Ecologie a en effet décidé de régler avant la saison prochaine le problème des surpopulations de sangliers.
Nous avons fait ce qu’il fallait dans l’Eure pour ne pas avoir besoin d’un ministre parisien pour limiter les dégâts et les populations de sangliers. Je regrette d’ailleurs que l’on nous impose sans l’ombre d’une concertation des décisions arbitraires. Pour autant il nous faut être réactifs et depuis longtemps nous prêchons qu’il est nécessaire de prouver que nous sommes des gestionnaires aussi bien de l’abondance comme de la pénurie.
Je vous incite donc à limiter autant que faire se peut les dégâts de gibier qui conduiront, dans le cadre de ce plan national sanglier, à des battues administratives ou des tirs de nuit.
Pour vous parler vrai « je vous incite à bien gérer les populations car il vaut mieux que vous récupériez les fruits de votre gestion plutôt que d’autres ne le fassent à votre place ».
Pour conclure, et vous le verrez dans notre journal, nous avons attaqué sur tous les fronts pour servir les chasseurs !
Notre Etude Perdrix est en route, nos plans de gestion Faisan voient le jour, les plans de chasse lièvre fonctionnent bien, le Colloque sur la gestion du Chevreuil est prévu pour septembre. J’avais pris devant vous des engagements et soyez assurés que je continuerai dans le sens d’une chasse euroise riche et variée.
Cordialement en Saint Hubert.
Dominique MONFILLIATRE
