Le nouvel examen du permis de chasser
La loi chasse prévoyait une nouvelle forme d’examen du permis de chasser.
C’est chose faite.
En effet, depuis le 1er janvier 2002, conformément à la loi chasse du 26 juillet 2000, l’examen du permis de chasser comporte une épreuve théorique et une épreuve pratique, toutes les deux organisées par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage avec la collaboration de la Fédération Départementale des Chasseurs.
L’ONCFS dispose pour l’organisation de ces épreuves d’une équipe de 20 inspecteurs régionaux, répartis sur tout le territoire.
La principale modification consiste en la création d’une épreuve pratique sanctionnée par un examen, les candidats ne pouvant s’y présenter qu’après avoir réussi l’épreuve théorique.
Les candidats seront préparés à cet examen par une formation obligatoire théorique et pratique, dispensée par la Fédération Départementale des Chasseurs.
Les formulaires d’inscriptions sont disponibles au siège de la Fédération des Chasseurs (droit d’inscription à l’ordre de l’ONCFS de 16 euros). On peut s’inscrire toute l’année, les sessions de formations et d’examen auront lieu au gré de ces inscriptions.
Dés lors que le candidat aura fait son inscription auprès de la FDC, il sera convoqué pour la formation obligatoire théorique d’une part et la pratique d’autre part, dispensé par le service technique fédéral. L’objectif de ces sessions étant de préparer au mieux les candidats à l’examen.
L’examen :
Il se décompose en deux parties : la théorie et la pratique Chaque candidat ayant suivi au préalable la formation théorique et pratique sera convoqué par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, au moins 15 jours avant l’examen et ce, dés qu’il y aura un nombre d’inscrits suffisant. Les épreuves d’examen seront surveillées et encadrées par des agents de l’ONCFS nommés à cet effet.
L’épreuve théorique comporte 21 questions abordant les quatre thèmes suivants :
Connaissance de la faune sauvage et de ses habitats ;
Connaissance de la chasse ;
Connaissance des armes et des munitions, de leur emploi et règles de sécurité ;
Connaissance des lois et règlements relatifs aux matières qui précédent.
Pour être admis, le candidat doit obtenir au mois 16 bonnes réponses sur 21, dont obligatoirement deux portant sur la sécurité qui est éliminatoire.
Le candidat reçoit alors le certificat de réussite, valable 18 mois, qui lui permettra de se présenter aux épreuves pratiques.
L’épreuve pratique se décompose en trois ateliers :
Evolution sur un parcours de chasse simulé avec tir à blanc ;
Le candidat en possession d’un fusil à canon lisses chargé de cartouches à blanc, doit parcourir un circuit comportant un certain nombre d’obstacles. Il doit à tout moment respecter les conditions de sécurité maximum. En cas de maniement dangereux du fusil lors de ces différentes épreuves, l’inspecteur peut décider d’éliminer ce candidat.
Epreuve de tir à grenaille sur plateaux d’argile et transport d’une arme de chasse ;
Le but de l’épreuve n’est pas de casser des plateaux, mais de vérifier que le maniement de l’arme, son chargement et la position du candidat sont corrects et s’effectuent en toute sécurité.
Epreuve de tir à l’arme rayée (carabine approvisionnée avec balle plastique) sur sanglier courant pour un tireur posté en battue ;
Le candidat doit prouver qu’il connaît le mécanisme de la carabine à verrou, démonter la culasse, charger et décharger l’arme, le tout en respectant les règles de sécurité. Ensuite il tire à deux reprises sur un sanglier courant en respectant les règles de sécurité.
Cette épreuve pratique est également notée sur 21 points.
Toutes les armes utilisées lors des épreuves sont fournies par la Fédération des Chasseurs. Les installations nécessaires à cette formation sont propriété des Fédérations et mises à disposition de l’ONCFS pour les besoins de l’examen.
En cas d’echec, à l’une des deux épreuves, le candidat devra déposer un nouveau dossier d’inscription et se présenter à une nouvelle session.